Et… Vlan ! 2 e édition avec Bernard Moninot !

Le passage ;

8.07. 2025 – 24 .07. 2026
Ensemble de 30 dessins  36 x 50 cm. (technique mixte)

Le 8 août 2025 vers 15h  j’observais le spectaculaire paysage qui domine la reculée de Ladoye depuis un belvédère, où j’ ai assisté à un évènement qui n’aura duré en tout qu’une vingtaine de secondes.
Cet événement fugitif est à l’origine d’une expérience de pensée qui m’a donné l’idée de composer l’ensemble des 30 dessins
intitulés : Le Passage.
Aujourd’hui nous sommes le 8 août 2026, exactement un an plus tard, 30 dessins ont été réalisés comme une tentative pour reconstituer en un récit imagé l’intensité émotionnelle d’un moment de contemplation émerveillée, surpris par le passage silencieux du vol d’un oiseau qui a traversé lentement mon champ de vision.
Son plumage  était noir mais à l’instant même où ses ailes entrèrent en conjonction avec l’angle des rayons de la lumière du soleil, ses ailes, en un éclair sont devenues  claires et scintillantes, pour aussitôt après redevenir noires.
– Espace entre parenthèse dans un temps suspendu en attente de sa signification…

Bernard Moninot

L’œuvre de Bernard Moninot ne rentre dans aucune des grandes catégories expressives. Bien qu’elle travaille avec la pigmentation, elle ne ressortit pas à la peinture, bien qu’elle se déploie dans l’espace, elle ne se donne pas à percevoir en tant que sculpture et, enfin, elle ne relève pas véritablement de ce que l’on entend par installation. Le plus juste serait de dire qu’elle est de l’ordre du dessin : mais un dessin élargi (au sens où Novalis avait pu parler de « poésie élargie »), se déployant en objets spatiaux sur ou par des matériaux de tracement et d’inscription absolument originaux. Le verre, le vent, le métal, le noir de fumée, la percussion. Un dessin qui a même affaire à la photographie, par son rapport au temps (instantanés, temps de pose).

Jean Christophe Bailly
Extrait du texte  Bernard Moninot Une poétique de l’écoute.